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dc.contributor.authorGay-Bianco, Morgane
dc.date.accessioned2025-03-07T23:33:02Z
dc.date.available2025-03-07T23:33:02Z
dc.date.issued2023
dc.date.submitted2024-07-08T16:20:47Z
dc.identifierONIX_20240708_9782889012435_73
dc.identifierhttps://library.oapen.org/handle/20.500.12657/91736
dc.identifier.urihttps://doab-dev.siscern.org/handle/20.500.12854/171174
dc.description.abstractJean puis Josette Bruce publièrent plus de 240 romans d’OSS 117 entre 1949 et 1972 ; tous mettant en scène l’espion de la CIA, Hubert Bonisseur de la Bath, qui parcourt un univers simpliste, exotique et érotisé pour sauvegarder le Monde Libre. Suivant une recette bien rôdée, chaque épisode est une partie d’échecs où le lectorat est au fait des règles et des subtilités et où, en plus, il connaît à l’avance le gagnant. Le succès de la série paralittéraire en fait un objet de recherche de choix pour appréhender les imbrications de l’imaginaire politique de la France de l’après Seconde Guerre mondiale et de l’évolution des cultures de Guerre froide. Dans les années 1950, la fiction d’espionnage représente un marché lucratif pour de nombreuses maisons d’édition françaises. Dix ans plus tard, les grands éditeurs fusionnent et le roman d’espionnage est de plus en plus assimilé à quelques grands noms, dont la série OSS 117 de la famille Bruce. À première vue, l’évolution du genre paralittéraire suit les mutations des cultures de Guerre froide où le manichéisme des années 1950 pressenti dans le bloc occidental se complexifie et s’ambiguïse la décennie suivante avec l’ajout de nouvelles menaces dont les perturbations dues à la décolonisation et les tensions éclatant au sein des deux blocs. L’analyse de l’univers de références de la série OSS 117 appréhende les imbrications de l’imaginaire politique de la France de l’après Seconde Guerre mondiale et de l’évolution des cultures de Guerre froide. Plus de 240 romans de OSS 117 sont parus entre 1949 et 1972 mais la lecture d’un seul roman ne saurait expliquer l’engouement suscité par le célèbre Hubert Bonisseur de la Bath, meilleur espion de la CIA aux lointaines origines françaises. L’enthousiasme provient plutôt de l’accumulation des stéréotypes rencontrés au fil des épisodes qui convoquent et enrichissent un imaginaire populaire plus large investi des valeurs et des idées de chaque lecteur et de chaque lectrice qui plongent inlassablement dans une partie d’échecs où le gagnant est connu d’avance mais où ce sont les coups et les combinaisons qui fascinent.
dc.languageFrench
dc.rightsopen access
dc.subject.otherHistoire
dc.subject.otherHistoire culturelle
dc.subject.otherLittérature populaire
dc.subject.otherLittérature française
dc.subject.otherEspionnage
dc.subject.otherthema EDItEUR::N History and Archaeology::NH History
dc.titleOSS 117: l’espion est-il mat? L’imaginaire politique de guerre froide dans une série d’espionnage populaire française (1949-1972)
dc.typebook
oapen.identifier.doi10.33056/antipodes.12435
oapen.relation.isPublishedBy8b2d645d-1f01-42ce-86c4-3b68bd4c6a9a
oapen.relation.isFundedBy07f61e34-5b96-49f0-9860-c87dd8228f26
oapen.relation.isFundedBy4bb461ae-a887-4564-b3a7-29e6d7e08318
oapen.relation.isbn9782889012435
oapen.collectionSwiss National Science Foundation (SNF)
oapen.place.publicationLausanne
oapen.grant.number10BP12_215921
oapen.grant.programOpen Access Books
dc.relationisFundedBy07f61e34-5b96-49f0-9860-c87dd8228f26
dc.abstractotherlanguageJean puis Josette Bruce publièrent plus de 240 romans d’OSS 117 entre 1949 et 1972 ; tous mettant en scène l’espion de la CIA, Hubert Bonisseur de la Bath, qui parcourt un univers simpliste, exotique et érotisé pour sauvegarder le Monde Libre. Suivant une recette bien rôdée, chaque épisode est une partie d’échecs où le lectorat est au fait des règles et des subtilités et où, en plus, il connaît à l’avance le gagnant. Le succès de la série paralittéraire en fait un objet de recherche de choix pour appréhender les imbrications de l’imaginaire politique de la France de l’après Seconde Guerre mondiale et de l’évolution des cultures de Guerre froide. Dans les années 1950, la fiction d’espionnage représente un marché lucratif pour de nombreuses maisons d’édition françaises. Dix ans plus tard, les grands éditeurs fusionnent et le roman d’espionnage est de plus en plus assimilé à quelques grands noms, dont la série OSS 117 de la famille Bruce. À première vue, l’évolution du genre paralittéraire suit les mutations des cultures de Guerre froide où le manichéisme des années 1950 pressenti dans le bloc occidental se complexifie et s’ambiguïse la décennie suivante avec l’ajout de nouvelles menaces dont les perturbations dues à la décolonisation et les tensions éclatant au sein des deux blocs. L’analyse de l’univers de références de la série OSS 117 appréhende les imbrications de l’imaginaire politique de la France de l’après Seconde Guerre mondiale et de l’évolution des cultures de Guerre froide. Plus de 240 romans de OSS 117 sont parus entre 1949 et 1972 mais la lecture d’un seul roman ne saurait expliquer l’engouement suscité par le célèbre Hubert Bonisseur de la Bath, meilleur espion de la CIA aux lointaines origines françaises. L’enthousiasme provient plutôt de l’accumulation des stéréotypes rencontrés au fil des épisodes qui convoquent et enrichissent un imaginaire populaire plus large investi des valeurs et des idées de chaque lecteur et de chaque lectrice qui plongent inlassablement dans une partie d’échecs où le gagnant est connu d’avance mais où ce sont les coups et les combinaisons qui fascinent.
dc.grantprojectOSS 117 : L’espion est-il mat ? L’imaginaire politique de Guerre froide dans une série d’espionnage populaire française (1949-1972)


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