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dc.contributor.authorBerton, Mireille
dc.date.accessioned2025-03-08T04:03:51Z
dc.date.available2025-03-08T04:03:51Z
dc.date.issued2021
dc.date.submitted2024-07-08T16:20:12Z
dc.identifierONIX_20240708_9782825711729_49
dc.identifierhttps://library.oapen.org/handle/20.500.12657/91712
dc.identifier.urihttps://doab-dev.siscern.org/handle/20.500.12854/178266
dc.description.abstractComment expliquer les affinités électives entre le cinéma et le monde de l’au-delà ? Pourquoi insister sur le caractère spectral des images filmiques ? En vertu de quels critères le cinéma devient-il un vecteur de fantasmes liés à la communication avec les esprits ? Le médium (au) cinéma entend répondre à ces questions en prenant comme point de départ, non pas tant la figure du fantôme que celle du médium spirite vu comme un média. L’étymologie du terme « médium » permet en effet d’envisager cette figure à la fois comme un intermédiaire ultrasensible entre le monde des vivants et des morts, et comme un appareil d’inscription et de transmission de données. Au cinéma, cette idée est transposée dans des films où le médium spirite opère tel un dispositif audiovisuel, une « machine-cinéma » capable d’intercepter des ondes invisibles, d’effacer les distances, de superposer les temporalités, de contourner la déchéance des corps et des choses. À l’occasion, le médium spirite devient le point d’origine d’un spectacle « multimédia » autour duquel gravitent quelques personnages récurrents (croyants et sceptiques, fantômes justiciers ou vengeurs, esprits maléfiques, parapsychologues exégètes). C’est pourquoi du médium (spirite) au média (technologique), il n’y a qu’un pas que les films contemporains franchissent volontiers, quitte à faire disparaître le médium au profit du média. Car bien que les technologies de (télé)communication aient toujours été investies de propriétés spectrales, le développement des cultures numériques contribue sans aucun doute à amplifier l’imaginaire du fantôme dans la machine, comme en attestent La Mort en ligne (2004), Pulse (2006) ou la franchise « The Ring ». À partir d’une réflexion sur la polysémie du terme « médium », ainsi que d’une histoire croisée du cinéma et du spiritisme, cet ouvrage propose d’analyser la manière dont l’imaginaire spirite fait l’objet de représentations filmiques nourries par des discours (implicites ou explicites) sur les technologies d’enregistrement et de reproduction, et en particulier sur le cinéma qui devient, sous cet angle, une machine à fantômes particulièrement efficace. Les études de cas sont tirées de films populaires qui se situent le plus souvent à l’intersection du merveilleux, de l’horreur et du mélodrame, et s’inscrivent sur un axe historique qui conduit du cinéma premier à l’époque contemporaine – Supernatural (1933), The Devil Commands (1941), Rendez-vous avec la peur (1957), 13 Fantômes (1960), Furie (1978), Ghost (1990), Sixième Sens (1999), Hypnose (1999), Intuitions (2000), Les Autres (2001), La Voix des morts (2005), L’Orphelinat (2006), Paranormal Activity (2007) ou Insidious (2010).
dc.languageFrench
dc.rightsopen access
dc.subject.othercinéma
dc.subject.otherspiritisme
dc.subject.othermédium
dc.subject.othermédia
dc.subject.otheroccultisme
dc.subject.othertechnologie
dc.subject.otherparapsychologie
dc.subject.othersurnaturel
dc.subject.otherspectralities studies
dc.subject.otherhistoire du cinéma
dc.subject.otherthéorie du cinéma
dc.subject.otheranalyse de film
dc.subject.otherthema EDItEUR::A The Arts::AT Performing arts::ATF Films, cinema::ATFA Film history, theory or criticism
dc.subject.otherthema EDItEUR::A The Arts::AT Performing arts::ATF Films, cinema::ATFN Film: styles and genres
dc.subject.otherthema EDItEUR::A The Arts::AT Performing arts::ATM Film, television, radio and performing arts genres::ATMN Film, television, radio genres: Science fiction, fantasy and horror
dc.subject.otherthema EDItEUR::Q Philosophy and Religion::QR Religion and beliefs::QRY Alternative belief systems::QRYX Occult studies
dc.titleLe médium (au) cinéma
dc.title.alternativeLe spiritisme à l'écran
dc.typebook
oapen.identifier.doi10.32551/georg.11705
oapen.relation.isPublishedBy1170e452-d814-462c-b967-fdc7174f491b
oapen.relation.isFundedBy4bb461ae-a887-4564-b3a7-29e6d7e08318
oapen.relation.isFundedBy07f61e34-5b96-49f0-9860-c87dd8228f26
oapen.relation.isbn9782825711729
oapen.collectionSwiss National Science Foundation (SNF)
oapen.place.publicationGenève
oapen.grant.number10BP12_200326
oapen.grant.programOpen Access Books
dc.relationisFundedBy07f61e34-5b96-49f0-9860-c87dd8228f26
dc.abstractotherlanguageComment expliquer les affinités électives entre le cinéma et le monde de l’au-delà ? Pourquoi insister sur le caractère spectral des images filmiques ? En vertu de quels critères le cinéma devient-il un vecteur de fantasmes liés à la communication avec les esprits ? Le médium (au) cinéma entend répondre à ces questions en prenant comme point de départ, non pas tant la figure du fantôme que celle du médium spirite vu comme un média. L’étymologie du terme « médium » permet en effet d’envisager cette figure à la fois comme un intermédiaire ultrasensible entre le monde des vivants et des morts, et comme un appareil d’inscription et de transmission de données. Au cinéma, cette idée est transposée dans des films où le médium spirite opère tel un dispositif audiovisuel, une « machine-cinéma » capable d’intercepter des ondes invisibles, d’effacer les distances, de superposer les temporalités, de contourner la déchéance des corps et des choses. À l’occasion, le médium spirite devient le point d’origine d’un spectacle « multimédia » autour duquel gravitent quelques personnages récurrents (croyants et sceptiques, fantômes justiciers ou vengeurs, esprits maléfiques, parapsychologues exégètes). C’est pourquoi du médium (spirite) au média (technologique), il n’y a qu’un pas que les films contemporains franchissent volontiers, quitte à faire disparaître le médium au profit du média. Car bien que les technologies de (télé)communication aient toujours été investies de propriétés spectrales, le développement des cultures numériques contribue sans aucun doute à amplifier l’imaginaire du fantôme dans la machine, comme en attestent La Mort en ligne (2004), Pulse (2006) ou la franchise « The Ring ». À partir d’une réflexion sur la polysémie du terme « médium », ainsi que d’une histoire croisée du cinéma et du spiritisme, cet ouvrage propose d’analyser la manière dont l’imaginaire spirite fait l’objet de représentations filmiques nourries par des discours (implicites ou explicites) sur les technologies d’enregistrement et de reproduction, et en particulier sur le cinéma qui devient, sous cet angle, une machine à fantômes particulièrement efficace. Les études de cas sont tirées de films populaires qui se situent le plus souvent à l’intersection du merveilleux, de l’horreur et du mélodrame, et s’inscrivent sur un axe historique qui conduit du cinéma premier à l’époque contemporaine – Supernatural (1933), The Devil Commands (1941), Rendez-vous avec la peur (1957), 13 Fantômes (1960), Furie (1978), Ghost (1990), Sixième Sens (1999), Hypnose (1999), Intuitions (2000), Les Autres (2001), La Voix des morts (2005), L’Orphelinat (2006), Paranormal Activity (2007) ou Insidious (2010).
dc.grantprojectLe Médium (au) cinéma. Le spiritisme à l'écran


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